ZALA, mythe.
mercredi 15 mars 2006 par Algérien
Je le dis depuis toujours : En Algérie, tout naît géant, meurt géant.... Et donc impossible à enterrer. La tragédie algérienne par exemple, qui est née géante, qui est morte géante, mais jusqu’à présent, on n’arrive pas à l’enterrer pour l’oublier.
En effet, la tragédie nationale n’est pas mon sujet, je voulais plutôt parler d’une autre tragédie, nationale certes, mais pas trop politique. C’est de ces grandes vieilles sociétés, sans productivité, que je veux parler.
Prenons l’SNVI pour exemple. Une société, géante, qui n’a pas pu grandir, faute de sa taille lors de sa naissance. Depuis des années, elle n’est rien qu’une dépouille, qui nécessitera de gros budgets pour s’en débarrasser, alors qu’il est impossible de la relancer.
Prenons un autre exemple, contemporain (Car pour parler d’SNVI, il me faudra rouvrir les anciens dictionnaires de mon grand père, chercher un vieux vocabulaire, incompréhensible de nos jours). EEPAD, qui est à la base, une entreprise d’enseignement à distance, mais qui n’a jamais enseigné personne. Dans un temps record, cette société est devenue un fournisseur d’accès à Internet et qui, avant de maîtriser les vieilles techniques, est passée aux nouvelles technologies, les technologies de pointes.
Premier fournisseur ADSL en Algérie, qui, sans préavis, nous a fait plonger dans une obscurité totale. Nous algériens, qui passions du temps à regarder les fameuses bannières publicitaires de Wanadoo, Neuf Télécom, Free ...etc, et nous nous disions : En Europe on surfe, alors qu’ici, on hésite à prendre la planche, car on ne sait pas, quelle serait la vitesse du vent qu’on nous vend. Oui, on nous vendait du vent.
Cette même boite, qui n’arrive toujours pas offrir une bonne 128Kbps, s’est mise à fabriquer des ordinateurs portables. Une technologie, qui n’est même pas bien consommée en Algérie.
Je le redis encore une fois, chez nous, on fait monter des grosses sociétés, sans le moindre souffle, comme si on allumait des allumettes. Mais n’oublions pas, qu’une allumettes, qu’on allume sans le moindre souffle, s’éteindra par le moindre souffle, d’un pauvre algérien qui souffle, plutôt qui souffre : Ouffffffffff.
“ ZALA, mythe. ” 15 mars 2006
Faut rappeler qu’avec "el Camioune" de la snvi on avait gagné le paris-dakar (paris-alger-dakar du temps ou ça transitait par chez nous).
Ché po si le dico de ton papa dit que le nom de jeune fille de la snvi c’était la sonacome. Un nom qui sonne comme une boite de téléphonie (plus immobile que mobile).
Vivement que l’eepad fabrique des Camiounes.
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