Une bouteille à la mer.


vendredi 17 novembre 2006 par Algérien

Salem Alikoum,

L’idée d’écrire ces lignes, m’ais venue quand personne n’a accepté de m’écouter ou de m’aider, j’ai décidé de faire appel à un inconnu, qui pourrait comprendre mes peines.

Tout à commencé quand le maire, élu comme ils disent, a déclenché la guerre contre le wali et quelques responsables du ministère des travaux publiques, pour financier un projet proposé par une maudite association opportuniste. Le projet contestait à l’élargissement d’un virage, excellent qui m’assurait, ainsi qu’à ma famille un gain, plus ou moins suffisant.

Le wali, ainsi que les responsables du ministère n’ont pas pu résister contre la détermination folle du maire, le projet a été financé et réalisé en un temps record et depuis, la liste des chômeurs s’est alourdie, oui, elle a gagné quelques milligrammes d’encre de plus.

Avant la réalisation de ce maudit projet, le virage était un terrain fertile. Qu’il pleuve ou pas, il donnait des fruits que je partageait avec mes confrères. Moi qui avais commencé avec un seul engin d’occasion, en quelques années, je suis devenu l’empereur du métier, j’avais tout un arsenal, des engins allemands, des engins américains, indiens, japonais et même algériens. On m’appelait Mabrok Filer.

Maintenant, après toute cette carrière, je ne trouve même pas de quoi payer mes employés.

Etant croyant, je sais que c’est Ellah qui donne l’argent ( Errezzaq rebbi ), mais que pourrais-je faire devant ce monstrueux maire qui m’a mis les battons dans les roues, je ne peux dire que : Qu’Ellah le maudisse.

Mabrok Filer

PDG de Mabrok dépannage.



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