Trizarre...


samedi 15 octobre 2005 par Algérien

Il a balafré une route qui a été, récemment, victime d’une intervention esthétique. Résultat, une cicatrice que des tonnes de Nivea ni de Madécassole ne pourront faire disparaître. Il a eu l’autorisation de commettre ce délit licite. Cependant, c’était possible d’éviter tout ça en reportant encore trois jours la réalisation du projet qu’on attendait depuis des décennies.

Pour la même raison que lui - raccordement au réseau de distribution du gaz naturel - ; je devais CREUSER une niche de quelques trente centimètres de profondeur. Vu l’impossibilité de faire ça conformément aux normes bizarres de Sonelgaz, j’ai pensé à en construire une, correctement dit, remplacer la niche encastrée par une caisse suspendue. Interdit, le trottoir ne m’appartient pas. J’avais oublié qu’il appartenait aux vendeurs de cigarettes et aux hittistes (chômeurs).Ahhh...si l’on avait embauché ces chômeurs là, je n’aurais pas de problèmes... mais...

Têtu que je suis, j’avais proposé une autre solution. Comme je n’ai pas d’espace à l’extérieur, pourquoi ne pas héberger cette niche chez moi, dans la cage d’escalier. Interdit, pour des raisons sécuritaires. Bizarre, on m’empêche de placer le tendeur à l’interieur de ma propre résidence, alors qu’il en existe des dizaines, dans toutes les cages d’escaliers des bâtiments de l’OPGI.

C’est bizarre, mais dans un pays où l’on pardonne les porteurs des mah’shousha*, alors qu’on diabolise les proprios des mah’shasha **, tout est bizarrement normal.

* Mah’shousha : Fusil coupé.

** Mah’shasha : Casino occasionnel, saisonnier.(spécial Ramadhan).



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