Rappel...


mardi 29 novembre 2005 par Algérien

- On dit qu’il est toujours en France, pour faire des analyses...

• Et pourquoi il ne fait pas ces analyses en Algérie ?? Gaspillage...

- Ni gaspillage ni rien, c’est le président quand même, pas n’importe qui.

• Justement, il ne devait pas aller faire les analyses ailleurs...

- Mais t’es pas normal, je te dis que c’est le président, c’est pas comme nous...

• Comme nous, pas comme nous, je ne vois pas pourquoi aller débourser du fric à l’étranger.

- Il était à Ain Naâdja, on l’a conseillé d’aller faire les analyse en France, la bas ils ont de meilleurs moyens qu’ici.

• C’est ce que je voulais dire, quand on lui a dit qu’il n y avait pas les moyens ici en Algérie, il devait se rendre compte de la misère du peuple et au lieu d’aller faire des analyses en France, qu’il importe la technologie pour que tout le monde en bénéficie.

- Tu rêves, ça coûte une fortune cette Tech médicale, des milliards mon ami.

• Et nous, on ne vaut pas des milliards ??

- Si, mais c’est pas faisable ce que tu racontes, c’est des délires comme toujours.

• Des délires !!! Mon ami, j’aurais pu être tolérant, si le président n’était pas humain et n’aurait pas à consulter des médecins, je dirais qu’il ne serait pas au courant de la situation du secteur sanitaire, mais là, c’était une occasion pour qu’il apprenne que des milliers, voire des millions d’algériens et algériennes meurent à cause du manque des moyens dans nos hôpitaux. Je sais que c’est Ellah qui décide quand et comment on meurt, mais quand même, l’être humain doit faire de son mieux pour que les gens guérissent. Tiens, à Ain Naâdja n’y a pas ces moyens, donc, les autres hôpitaux populaires, n’en parlons pas.

- D’un coté, t’as raison, mais à sa place, tu ferais la même chose que lui.

• Mon ami, je prie Ellah qu’il revienne à sa famille en bonne santé, ainsi que toute personne qui souffre de n’importe quelle maladie, mais si je saurais, que je ne ferais pas mieux, je n’oserais jamais être à sa place, c’est pas une critique, mais c’est un appel que je lance : Monsieur , je ne sais pas si t’as déjà été hospitalisé en Algérie, mais sache, que Ain Naâdja c’est du luxe inaccessible pour le peuple algérien, la situations dans les hôpitaux populaires est beaucoup plus critique, les algériens, les pauvres, souffrent et t’es responsable, je ne te vouvoie pas, parce que je ne m’adresse pas au président de la république, mais je m’adresse à ta personne, à ta conscience.



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