Le détail qui tue.


samedi 12 mai 2007 par Algérien

C’est l’histoire d’un mec qui s’est marié y a une année, avec une femme (de nos jours, il faut mettre ce détail). Cette femme, avait deux mains (même ce détail il faut bien le mettre, histoire d’éviter des conflits diplomatiques avec l’Afghanistan). Un jour, il était chez lui dans son appartement (ce détail il ne faut jamais le négliger, car souvent, on est chez soi, mais pas forcément dans son appartement ... chez son père, dans la rue ...) et il regardait un programme TV intéressant (un autre détail qu’il faut bien mentionner, car c’est rarement le cas), c’était sur Algerian TV (je voulais éviter ce détails, mais comme y a qu’une personne sur vingt millions qui fait ça ... bah). Ca parlait des élections algériennes qui auront lieu le 17 Mai 2007 en Algérie (ah, vous m’excusez, mais fallait préciser, car ça n’arrive que rarement en Algérie, souvent c’est à l’APN et au Club des Pins qu’on vote). Y avait une quinzaine de chefs d’une quinzaine de partis (oui, parce que parfois un parti a plusieurs chefs, un Djabellah et un Boulahya, un Belkhadem et un Benflis, donc ça arrive qu’on ait une trentaine de chefs d’une quinzaine de partis) dont deux intelligents (pour dire qu’il ne sont pas tous cons, y a des exceptions de temps en temps et il faut le souligner). L’un d’eux parlait trop vite, mais très doucement (il parlait à une grande vitesse mais il utilisait des termes doux), le deuxième écoutait attentivement et les autres, on aurait pensé qu’ils n’existaient même pas.

A un moment (très court, surtout que chez nous, un moment peut aller jusqu’à deux mois) le téléphone portable du mec sonne (là je devais mettre les deux détails : Premièrement il fallait dire que c’était portable, par il existent encore certains qui ont le fixe. Deuxièmement, je devais dire que le téléphone sonnait, car d’habitude ça chante) et le numéro affiché était inconnu (je mets pas le détail, vous l’avez deviné), mais c’était clair que c’était le numéro d’une femme (tellement les femmes chez nous n’ont pas de chance, même leurs numéros de téléphones ne sont jamais beaux). Il répond et effectivement, c’était une femme. Son épouse était juste à coté de lui et elle entendait tout (ce que disait son mari, pas l’autre femme ... je sais que je devais le dire). Au début, elle croyait que c’était un de ses amis (des amis de son mari) mais quand il a dit : << Madame, je ne suis pas son père >>, elle a compris que c’était une femme (elle avait besoin de ce détail pour comprendre que son époux parler à une femme ... c’est tout à fait normal).

Deux jours après (le coup de fil de la nana), l’épouse demande à son mari qui était-elle. Il fait semblant qu’il ne savait pas de quoi elle parle, mais elle le coince et il reconnaît que c’était la nouvelle voisine qui croyait que le fils de l’autre voisin était le sien (j’explique : La femme qui a appelé, c’était une nouvelle voisine, elle croyait que le fils d’un vieux voisin était le fils de cette famille ... dont le père qui est marié, avec une femme, qui a deux mains et qui habite chez lui dans son appartement et qui, y a deux jours, était entrain de regarder un programme TV intéressant sur Algerian TV, sur les élections ... ça me dégoûte, c’est bon, vous savez de qui je parle).

- Ecoutes, je te crois, mais si un jour je découvre que t’as une deuxième femme, je te jure que j’aurais un deuxième époux. Souviens-toi que mon père t’as donné ma main, pas mes deux mains ... n’oublies surtout pas ce détail.



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