La chèvre aviaire.


jeudi 9 mars 2006 par Algérien

La grippe aviaire, c’est le sujet qui fait la une de tous les journaux du monde, d’ailleurs, même les chômeurs de chez nous ne parlent que de ça. On en fait même des blagues, des pseudos sur Internet et prochainement des recettes de cuisines (Des plats à base de poulets touchés par cette maladie).

Ce qu’on ignore, ou bien, ce qu’on ne veut pas aborder, c’est l’existence d’un virus, non microscopique, depuis des centaines d’années en Algérie. Un virus, qui avait fait le tour du monde, mais qui n’était le bienvenu que chez nous.

C’est le virus de la Chèvre aviaire..... Mais arrêtez, ne rigolez pas, je sais que c’est faut linguistiquement, mais ça existe.

Un jour, deux algériens se promenaient dans une forêt (avant le terrorisme bien sur), soudain, ils ont vu un animal qui pourrait faire un bon repas. L’un avait dit à l’autre que c’était un corbeau et qu’il valait pas la peine d’aller jusque là pour l’attraper. L’autre était persuadé que c’était une chèvre et qu’il ne fallait pas la rater. C’était peut être la chèvre de Monsieur Seguin et qu’il fallait faire plus vite que les loups. L’autre ne voulait pas tenter le coup, car il était certain qu’il s’agissait d’un corbeau, mais notre ami, ne voulait pas croire, il était sûr que c’était une chèvre. D’un coup, l’animal s’envolait :

- Je t’ai dit que c’était un corbeau.

• Mais ce n’est pas un corbeau, c’est une chèvre !!!!!!

- Quoi ?? Une chèvre, mais tu vois l’animal survoler, qu’est ce qui t’arrive ???

• Et après, c’est une chèvre aviaire, ça peut exister.

De nos jours, nous sommes à 99.99% touchés par ce virus (J’adore bien ce 99.99%, car tout ce qui est tragique est souvent de ce taux, tout comme les résultats des élections de chez nous !!). Même nos ministres et nos présidents.... oupss, je voulais dire notre président, n’étaient pas à l’abri, ils portent tous ce virus :

- Y aura une augmentation des salaire, Ouyahia, c’est fini pour toi.

• Vous vous trompez les amis, pas d’augmentation, vous rêvez.

Après quelques jours :

- Il n’est pas question d’augmenter le salaire.

La déclaration du président était claire et ferme, mais nos amis, ne vont pas baisser les bras :

- Ouyahia, détrompe-toi, le président parle des salaires des employés, nous, on parlait de nos salaires, ça va augmenter, que tu le veuilles ou pas.

D’ici quelques mois :

- Il n’est pas question d’augmenter les salaires des ministres.

Ca serait une déclaration ferme du président, mais nos amis vont trouver une issue :

- Alors les amis, je vous ai dit qu’il n’y aurait jamais d’augmentation de salaires, ni des algériens ni des vôtres.

• Attend Ouyahia, c’est pas fini, s’il faut lui donner un troisième mandat pour retirer ses propos, il l’aura.

- Et s’il ne le fera pas ???

• Ben, il n’aura pas intérêt, sinon il va s’envoler, telle une chèvre.



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