EXIT.
samedi 11 février 2006 par Algérien
C’est en sortant de la mosquée après avoir fait la prière du Vendredi que je me suis rendu compte de la gravité de la situation dont on est, ou dont on s’est mis. Il nous a fallu une demi heure pour sortir de la mosquée, à cause d’une plate forme fraîche devant la porte. Et pourtant l’issue était suffisamment large pour qu’on sorte tranquillement sans s’échanger les regards qui montrent une profonde colère et un mépris traditionnel.
Il fallait bien que l’Imam de la mosquée reporterait ces travaux au lendemain, pour éviter ce qui s’est passé. L’Imam n’y a pas pensé, les fidèles n’ont pas pu s’adapter. Cependant, c’était bien que cela arrive, pour qu’on réfléchisse et pour qu’on sache que l’accès est toujours facile, mais qu’il suffirait qu’on se perturbe pour avoir des difficultés à s’en sortir.
S’il nous a fallu une demi heure pour sortir de la mosquée, pourtant l’issue était bien visible, combien de temps nous fera t-il pour sortir d’une crise sans issue ??
On va me dire : Mais y avait un obstacle, la plate forme fraîche, ça explique la difficulté qu’on avait trouvé pour sortir !!!
Je répondrais : La crise dont on est, bien qu’elle soit sans issue - au moins à présent- est entourée d’obstacles. Même en trouvant une issue sans obstacle, n’oublions pas qu’il y a parmi nous, certaines personnes, impossible à modérer, qui bloqueront vite cette issue là. Et quand ça bloque, ni l’esprit de sel, ni aucun autre esprit ne sera utile. Faudra déboucher l’issue mécaniquement. Les mécaniciens, qui savent comment ça marche, on ne leur fait plus confiance, on ne les écoute plus.
Main dans la main, ça ne fera que compliquer les chose, impossible de sortir ainsi. Faudra bien qu’on soit l’un derrière l’autre et qu’on suive. Fermer les yeux parfois, ça serait un atout, car dans le chemin, y aura plein d’images choquantes, à ne pas voir, sinon nous serions encore une fois perturbés et nous compliqueront encore notre crise.
Qu’on ferme les yeux et qu’on ouvre la porte. Sinon, nos yeux seront inutiles si nous continuons à vivre dans l’obscurité.