Action.
samedi 8 octobre 2005 par Algérien
Que le papa soit constantinois, que la maman soit kabyle c’est tout a fait normal, mais que le fils aîné soit oranais et qu’il tienne à son Wah, le cadet bédouin et ne sacrifie pas son Shouf a sidi...ça c’est grave. Vous n’avez jamais vu ça ? Facile, je vous invite, mais je n‘assume aucune responsabilité au cas de dégâts mentaux, à suivre les feuilletons algériens spécial Ramadhan, vous allez découvrir un phénomène algérien qui mériterait d’être le sujet d’une étude sociolinguistique.
C’est décevant que nos acteurs et actrices, que le cinéma me pardonne, imposent toujours leurs accents différents, comme quoi : Je suis constantinois, je parle constantinois.
Y a même un acteur, qui a fait le rôle d’un sourd-muet et qui ne s’est pas débarrassé de son accent kabyle, c’était bien remarquable qu’il faisait des gestes en kabyle, bizarre.
Adjaimi, c’est toujours le père strict, on dirait qu’il n’y a que lui qui sait gifler, Djamila Arres accapare le rôle de la pauvre frangine comme s’il n’y avait aucune autre femme en Algérie qui saurait pleurer devant une caméra, Arslène, le seul gentleman en Algérie, Sabondji, c’est le symbole du mal, Linda Yasmine, une baby-sitter, rien à dire, Chellouche, même s’il jouerait le rôle d’un escroc, nous aurions devant nous un Khalife qui s’amuserait à faire le bandit.
Chers acteurs, chères actrices, essayez d’oublier qui vous êtes, votre boulot c’est d’incarner les personnages et non pas de vous présenter...on vous connaît , c’est bon, on sait bien que t’es très nerveux Adjaimi, donc essaie de garder le sang froid devant la caméra, quand tu joues le rôle du pauvre papa...Arslène, t’es pas mal du tout, on sait bien que t’es un bon peintre et c’est pas la peine de nous le rappeler chaque Ramadhan, y a des espaces à louer, où tu pourras exposer tes tableaux... Ah, Linda, quand on parle à un moustachu, tel qu’Arslène, on change d’accent, c’est pas à un gamin de trois ans qu’on s’adresse, à chaque fois que tu parles à Arslène, je vois une sucette dans sa bouche....Chellouche, Omar B’nou Abdellaziz a toujours porté une Âabaya, avant de parler, regarde bien dans une glace, si tu te trouves dans un costume moderne, sache que t’es quelqu’un d’autre...oublie Omar.